Accueillir la différence dans nos différents environnements est une évidence.  Cependant, un certain  nombre de raisons conscientes ou inconscientes freinent cette réalisation, car souvent la différence provoque de l’inquiétude, du silence, de la peur, jusqu’à même l’exclusion.

Cette confrontation à l’autre dans sa différence nous met en tension, en réflexion, en interrogation. Cela ne nous laisse pas indifférent. N’oublions pas qu’il n’y a pas de « je «  sans autrui et que la question de l’identité de chacun se définit en référence à l’altérité.

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, constitue un changement fondamental dans les secteurs sanitaire, médico-social, social et culturel. En effet  la loi  permet aux personnes handicapées d’obtenir un droit qui révolutionne leur projet de vie : le droit à la compensation des incapacités lié aux handicaps. La société doit s’organiser pour rendre possible le projet de vie élaboré par et pour chaque personne handicapée avec son entourage et les différents professionnels.

La question du loisir ne peut être exclue d’un projet de vie, aussi le désir de changer d’air, de faire du sport, de visiter un musée, d’aller au spectacle, à la médiathèque est le même que nous soyons valide ou pas.

« Vacances » un mot magique qui fait rêver, que l’on ne peut dissocier de celui de loisirs, des mots qui induisent en chacun de nous une dynamique pour un temps de vivre autrement, de vivre autre chose, avec d’autres dans une problématique inclusive. La pleine citoyenneté des personnes handicapées passe par un accès le plus large possible à toutes formes de loisirs, avec égalité de dignité, de droits et de devoirs.